Traces blanches sur la robinetterie, pommeau de douche à moitié bouché, bouilloire qui blanchit en quelques semaines : si vous habitez Aulnay-sous-Bois, vous connaissez. L’eau distribuée en Seine-Saint-Denis, comme dans une grande partie de l’Île-de-France, est une eau dure, chargée en calcium et en magnésium. Sans danger pour la santé, elle l’est beaucoup moins pour vos canalisations et vos équipements. Voyons où le calcaire frappe, et comment limiter les dégâts.
Ce que le calcaire abîme en priorité
Le tartre se dépose partout où l’eau chauffe ou stagne. Par ordre de dégâts constatés lors de mes interventions dans les logements aulnaysiens :
- Le chauffe-eau. C’est la victime principale. Le tartre s’accumule au fond de la cuve et gaine la résistance. Conséquences : temps de chauffe allongé, surconsommation électrique, puis panne de résistance ou percement de cuve. Un cumulus entartré peut perdre plusieurs années de durée de vie.
- La robinetterie. Cartouches de mitigeurs grippées, mousseurs bouchés, joints rongés : le goutte-à-goutte chronique est souvent un symptôme d’eau dure.
- L’électroménager. Lave-linge et lave-vaisselle chauffent l’eau, donc s’entartrent. Les résistances fatiguent, les consommations grimpent.
- Les canalisations d’eau chaude. Sur les réseaux anciens, notamment en acier galvanisé dans certaines maisons du Vieux Pays ou de Nonneville, le tartre réduit progressivement le diamètre utile : la pression chute au robinet.
Les gestes d’entretien qui changent tout
Avant d’investir dans un équipement, quelques habitudes freinent nettement l’entartrage.
Régler la température du chauffe-eau
Le tartre se forme d’autant plus vite que l’eau est chaude. Régler le cumulus autour de 55 °C limite le dépôt tout en restant efficace contre les bactéries. Au-delà de 65 °C, l’entartrage s’emballe.
Entretenir périodiquement
Détartrer mousseurs et pommeaux au vinaigre blanc, vérifier le groupe de sécurité du chauffe-eau une fois par mois (il doit laisser passer un peu d’eau quand on le manœuvre), et prévoir un détartrage du cumulus tous les quelques années : la vidange et le nettoyage de la cuve redonnent du rendement et repoussent le remplacement.
Surveiller les signes d’alerte
Eau chaude qui met plus de temps à venir, bruits de bouilloire dans le cumulus, pression qui faiblit uniquement sur l’eau chaude : autant d’indices d’un entartrage déjà avancé.
L’adoucisseur : pour qui, pourquoi ?
L’adoucisseur à résine échange le calcium contre du sodium et ramène l’eau à une dureté choisie. C’est la solution la plus efficace pour protéger toute l’installation, particulièrement pertinente dans les pavillons du sud d’Aulnay-sous-Bois, où l’on est propriétaire de son réseau et de ses équipements sur la durée.
Points à connaître avant de se lancer :
- il se raccorde après le compteur et nécessite une évacuation et une prise électrique à proximité ;
- il consomme du sel et un peu d’eau pour ses régénérations, et demande un entretien annuel ;
- en appartement, l’installation est possible mais dépend de la configuration ; dans les immeubles récents de Chanteloup ou de la Rose des Vents, un traitement à l’échelle du logement se discute au cas par cas.
Les filtres anticalcaire magnétiques ou à polyphosphates constituent une alternative plus légère : moins radicaux qu’un adoucisseur, ils protègent utilement un chauffe-eau ou une machine en particulier.
Faites le point sur votre installation
Un chauffe-eau qui gronde, une pression qui baisse, un projet d’adoucisseur dans votre pavillon d’Aulnay-sous-Bois, de Sevran ou de Bondy ? Jean Muller, plombier à Aulnay-sous-Bois, vous conseille la solution adaptée à votre logement, sans suréquipement inutile. Appelez le 01 84 21 66 82 pour un diagnostic honnête.